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Meallan Gallagher (UC)

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Date d'inscription : 31/05/2015
Messages : 4
Points : 26
Statut : Célibataire
Études/Métier : Musicien et chanteur. Lorsqu'il n'est pas sur scène, c'est pour "faire le ménage".



MessageSujet: Meallan Gallagher (UC) Lun 1 Juin - 0:05


 
   
 
 

 
 
     
Meallan Gallagher
passez votre souris sur l'image

 

+ NOM : Gallagher  + prénom: Meallan  + PRÉNOMS² : /  + SURNOM(S) : Mel, c’est bien le seul qu’on a réussi à lui donner quand il était jeune. Mo ruin, c’était ses mots à elle. Depuis il n’a plus accepté qu’on lui en donne. Dans le monde de la criminalité, on le connait en tant que Braon. Cela signifie « désolation » dans sa langue natale. + DATE DE NAISSANCE : 30 Octobre 1997 + ÂGE : 33 ans + LIEU DE NAISSANCE : Détroit, Michigan (USA) + ORIGINES : Irlandaises + NATIONALITÉ : Américaine  + ÉTUDE(S): Aucune, mais il a traîné à l'université dans ce qui s'apparente à une filière d'informatique. Jusqu'à ce qu'il ne puisse plus payer. + MÉTIER(S) : Officiellement chanteur, musicien. Officieusement "nettoyeur". Il fut autrefois affilié à la mafia irlandaise, mais il a aujourd'hui tendance à faire cavalier seul, offrant ses services à ceux qui savent avoir la paie généreuse. + ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuel + STATUT SOCIAL : Célibataire + GROUPE : This city is my playground

Qui suis-je ?

Passionné – Audacieux – Efficace – Intuitif – Protecteur — Persévérant — Endurant — Impulsif – Méfiant – Indomptable – Obtus – Nerveux — Énigmatique — Sournois — Cinglant — Anti-conformiste
+ AVEZ-VOUS DES PHOBIES, DES CRAINTES ? Un mot : nosocomephobe. La peur des hôpitaux, cliniques, des lieux de soins. Autant dire qu’il ne se rend jamais à l’hôpital, il préfèrerait se laisser mourir plutôt que d’y aller. Lorsqu’il y est confronté   (ou fortement susceptible de l’être, l’idée s’inscrit dans son esprit) il perd souvent le contrôle. Cède à la panique qui se transforme par la suite en colère. Son angoisse est donc matérialisée sous forme d’émotion doublement plus négative. Concernant ses craintes propres, celle de s’attacher à autrui est prédominante, mais celle de devenir quelqu’un d’autre que lui-même l’effraie encore plus. Il ne préfère pas y penser, et s’échappe bien souvent de leur emprise par tous les moyens imaginables, sains ou malsains.

+ QUE PENSEZ-VOUS DES JUSTICIERS ? Et, des policiers ? Ils l’encombrent. C’est aussi simple que ça. Il ne supporte pas avoir à l’idée que les justiciers puissent exister, et la volaille…écoutez, une fois cuite, elle a meilleur goût. Gardez ça en tête.

+ ÊTES-VOUS AU COURANT DE L'EXISTENCE DES MUTANTS ? SI OUI, COMMENT L'AVEZ-VOUS APPRIS ? Il le sait. Le monde souterrain en sait davantage que n’importe quel flic intelligent, quant bien même fusse t-il bien armé. Les pouvoirs non-contrôlés, ça se remarque lorsque nos yeux sont partout. Et les rumeurs qui nourrissent ce « mythe » de la mutation ne fait que renforcer ses croyances. Mais surtout celles des autres…

+ AVEZ-VOUS PEUR DEPUIS LES ÉVÈNEMENTS ET LA HAUSSE DU TAUX DE CRIMINALITÉ ? Peur ? Pourquoi aurait-il peur d’un tel avènement ? Les affaires n’ont jamais aussi bien marché et s’en est presque délectable. Néanmoins, il doit bien avouer que les rivalités s’intensifient, rendant la diplomatie beaucoup moins gratifiante. Enfin, peu importe…son but étant de nettoyer ce qu'on lui demande de faire disparaître.


Quel est ton pouvoir ?

+ NOM DU POUVOIR Suggestion

+ DESCRIPTION Il lui est possible d’imposer une idée, une croyance dans l’esprit d’autrui, qui ne s'en détachera plus...comme si elle avait toujours existé.

+ FAIBLESSE(S) À force de briser des vies ou changer la perception de certains, cela amène son cerveau à dégénérer. Il lui arrive donc de ne plus savoir réellement qui il est, ou du moins, son esprit se scinde. Depuis l’explosion et l’apparition de son pouvoir, il est donc soumis à des troubles de la personnalité. Ces derniers entraînent des réactions inadaptées ou des psychoses bien souvent d’ordre paranoïaques.

+ NIVEAU I : « C’est drôle, cette pouf d'Anderson m’a cru lorsque je lui ai dit que j’avais déjà payé le loyer…alors que ce n’était pas le cas. »
Son pouvoir est aléatoire, il vient de le découvrir. Il insuffle l'idée uniquement par la voix, c'est par ce biais que cela marche (pour l'instant). Un contact physique doit être nécessairement établi entre lui et la cible. Par contre, il est clair qu'un excès de colère peut amener à avoir beaucoup plus de dégâts, toujours aussi aléatoires. Une émotion forte peut donc faire des ravages et il en subit ensuite les frais.

+ NIVEAU II : « Je suis venu, j'ai vu, j'ai disparu. »
Meallan parvint facilement à insuffler une idée dans l'esprit de quelqu'un, contact physique et voix admis. Mais il peut aussi carrément effacer des souvenirs lointains en faisant croire à sa cible qu'ils n'ont jamais existé. Chose étrange, il peut désormais agir sur quelqu'un sans parler à haute voix. C'est...comme s'il pouvait pourrir le panier d'oranges que représentait son cerveau. Parce qu'il peut "toucher" indescriptiblement ce psyché adverse. Mel est irrémédiablement décontenancé, et cela marche qu'une fois sur trois. Et encore.

+ NIVEAU III : « Tu en as marre de la vie ? Non ? Tant pis...faisons donc en sorte que tu le crois vraiment. »
C'est là un niveau des plus dangereux, car il peut tuer quelqu'un par suggestion d'une pensée morbide puissante. Influencer jusqu'à la volonté profonde de la personne pour lui faire croire qu'elle veut en finir avec la vie. Peu importe les moyens désormais, un simple contact visuel lui permet d'agir s'il le souhaite. Mel n'est cependant pas au plus haut de sa forme...il peut sombrer à tout moment lui aussi, car son cerveau peut malencontreusement calquer les idées imposées sur autrui sur son propre psyché.


   
Hors RPG

+ pseudo : Neige
+ âge : 21
+ comment as-tu découvert le forum ? En cherchant sur la Toile, je l’avais déjà découvert il y a un certain temps et laissé dans mes signets. Puis…j’ai cédé.
+ un commentaire à faire sur le forum ? Je ne le connais pas assez pour pouvoir m’exprimer ^^



Dernière édition par Meallan Gallagher le Lun 1 Juin - 0:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Meallan Gallagher (UC) Lun 1 Juin - 0:06



Introduction — « BORN »

Détroit, Michigan. Meallan est né en pleine nuit d'octobre au Henry Ford Hospital. Ce soir-là, il n’y avait que sa mère, sa tante et quelques soignants pour y assister. C’était peu, certes, mais un père n’aurait pas été de refus pour un événement qui aurait dû être le plus beau de sa vie. Son premier enfant. Ce dernier avait été rappelé sur le terrain quelques mois plus tôt et, ayant un poste important, n’avait pas pu revenir à temps. Le bon militaire qu’il était avait cependant fini par revenir, quatre jours après la naissance de l’enfant. Sean n’avait pas d’autres excuses que celle de sa profession, ce qui expliquât pourquoi il fut toutefois heureux d’accueillir le fruit de leur amour dans ses bras. Aoife, sa petite maman, s’occupa énormément de lui. Le couva autant qu’elle le put. À défaut de ne pas pouvoir avoir son mari auprès d’elle aussi souvent qu’elle le souhaitait, elle avait transféré son manque d’affection sur Meallan en prime.

CHAPITRE 1 - « PRAY »

Au départ, ce fut un bébé fort sage, il ne compliquait pas la vie de sa mère outre mesure. Il mangeait à ses heures mais avait des difficultés à l’endormissement. Le garçon intégra une école primaire de la ville où il commença son ascension scolaire. Petit, il était passionné par les motos. Leur squelette métallique et le son qu’elles produisaient le laissait sans voix. C’est le frère de sa mère, Artur, qui en possédait une. À chaque fois qu’il venait lui rendre visite, c’était la même rengaine. D’abord fasciné et en retrait, il s’était par la suite rapproché de la bête et avait même eu le privilège de grimper dessus. Artur lui avait même fait un tour à vitesse moindre lorsqu’il avait six ans. Le gosse était heureux et fier comme un roi. C’est l’un de ses plus beaux souvenirs de cette époque…ou du moins les seuls qui lui restent encore en mémoire.

Il voyait si peu son père qu’il en avait peur lorsqu’il rentrait à la maison. Comme s’il s’agissait d’un étranger. Sean n’était pas méchant, il voulait faire de lui quelqu’un de fort, c’est tout. Et déjà à l’époque il avait commencé. Des réprimandes afin de le faire marcher dans le sens qu’il trouvait le plus juste. Et lorsqu’il ne s’agissait pas de ça, c’était pour lui inculquer d’autres valeurs…celles du catholicisme. C’était encore un enfant, et il prenait ce qu’on lui donnait. Car il ne voulait pas décevoir ses parents. En 2001, lorsque les attentats du 11/09 bouleversèrent les Etats-Unis, le gamin fut assez inquiété par ces images qui filaient en boucle à l’écran. Et effectivement quelques temps plus tard son père disparaissait de nouveau « pour le travail ».

Parfois même, on pouvait sentir une certaine tension entre Sean et son beau-frère, qui semblait partager beaucoup plus de choses avec Mel que lui. Encore une fois, ce fut à Artur que l’on dût la seconde passion du gamin : la musique. Led Zeppelin, Deep Purple, AC/DC, Metallica, Black Sabbath…autant de noms qui le bercèrent. Au moins jusqu’à ses huit ans.

Car en cette funeste année 2005, un drame se produisit. Il était peut-être cinq heures de l’après-midi, après l’école. Sa mère lui préparait son goûter tandis qu’il montait ses affaires dans la chambre. Elle l’appela, il descendit en prenant son temps, car l’enfant qu’il était à ce moment-là commençait à se construire, et il fallait croire qu’il était déjà assez réfractaire à l’autorité. Mais si c’était pour manger il voulait bien faire l’effort…peut-être aurait-il dû descendre plus tôt. Car lorsqu’il la trouva, ce ne fut pas à la table de la cuisine, mais étalée sur le carrelage. Elle ne bougeait plus. Avant de la toucher, il l’appela de nouveau, continuant d’espérer secrètement - et vainement - qu’elle se réveillât à un moment donné. C’est en la secouant, en persévérant qu’il finit par comprendre. Sauf que son père ne rentrait pas ce soir-là. Mel, à la fois terrorisé et effondré par la tristesse, sortit et appela les voisins. Ce sont eux qui appelèrent les secours, bien qu’ils fussent utiles qu’à transporter le corps sans vie…

Évidemment, Artur fut appelé, et rappliqua au plus vite. Il avait emmené Meallan avec lui pour suivre et se rendre à l’hôpital. Dans un tel état de panique et d’incompréhension, Mel se sentit oppressé par ces blouses blanches, cette odeur d’alcool et d’antiseptique dans l’air lui piquant les narines. D’autant qu’avec sa petite taille, et le remue ménage environnant, il avait de quoi perdre la tête. Ce fut sa première crise d’angoisse, et depuis il n’a plus jamais posé un pied dans un hôpital ou une clinique.

CHAPITRE 2 - « DISILLUSION »

Ce n’était plus la peine d’essayer d’y croire. Dans ses yeux d’enfant, il y avait eu l’illusion d’avoir un père. Elle commençait à mourir en lui au fur et à mesure. Sean, meurtri, ne put faire suffisamment preuve de maturité et ne parvint pas à expliquer à Meallan ce qui était arrivé à sa mère. Au lieu de ça, il avait dit une chose qu’il aurait acceptée s’il n’était pas déjà en âge de comprendre : « Elle est partie rejoindre grand-père et les anges au Ciel. » Le ciel…tout ce qu’il voyait du ciel, lui, c’était des nuages, un soleil, une lune, des étoiles…rien de ce qu’il pouvait affirmer, en somme, et il ne voulait même plus essayer d’y croire à vrai dire. Mel s’y accrocha un peu par désespoir, priant avant de se coucher comme on le lui avait apprit, parlant même avec sa mère défunte…qui ne lui répondait pas, c’est évident. Elle était partie si vite…ce n’est que quelques années plus tard qu’il découvrira qu’elle était décédée d’une rupture d’anévrisme, dû au surmenage. Elle qui avait toujours voulu bien faire et contenter tout le monde. Au lieu de penser à elle, elle s’était projetée sur les autres, et ça l’avait tuée. Il ne referait jamais cette erreur-ci, se disait-il.

Avant la fin de cette année 2005, son père lui annonce qu’ils déménagent pour Chicago, dans l’Illinois. C’est à quelques centaines de kilomètres au sud et ils pourront recommencer une nouvelle vie, dixit. En réalité, le frère cadet de Sean habitait cette ville, et c’était la seule personne en qui il avait confiance pour pouvoir s’occuper de son fils lorsqu’il partait en mission. Sans compter cette femme qu’il convoitait, Ailinn, qui était la femme d’un de ses amis de longue date - et même de profession. Des baragouinages d’adulte pour des intentions bien fondées. Il dû quitter le foyer où il avait grandi et connu sa mère, où il l’avait aussi vue mourir à ses pieds.  Les images ne disparaissent pas de son esprit, il en cauchemarde parfois. Mais il garde ça pour lui. Car il n’a pas confiance en celui qui lui a donné de son sang dans ses veines. Ou plus assez pour franchir le pas.

Nouvelle vie, c’était vraiment le cas de le dire. La faune n’était pas du tout la même qu’à Détroit, le climat n’était pas si différent non plus même si l’humidité des grands lacs n’était plus présente. Meallan passait donc son 4th Grade à neuf ans dans l’une des écoles de la ville. Il se faisait des amis assez difficilement mais le peu qu’il avait lui suffisait. Le garçon était renfermé. La majorité du temps il avait son casque sur les oreilles quand il était chez lui, dans ce petit appartement qui n’avait plus rien à voir avec ce qu’il avait connu autrefois. Ou alors, il sortait dans le quartier pour jouer avec deux de ses amis. À défaut de ne pas pouvoir monter sur une moto il était à vélo. Son père l’avait d’ailleurs inscrit à des cours de boxe thaï…réfractaire au départ, ceci lui avait permit de commencer à évacuer. Et c’était déjà mieux que cette foutue chorale à l’église où il l’avait trainé de force.

D’autre part, ils se rendirent plusieurs fois chez une certaine Ailinn, qui avait une fille de son âge et une plus jeune qui fêtait ses trois ans. Jusqu’à ce que Sean annonce à Mel qu’ils allaient vivre avec eux. Pourquoi ? Comment ? Tant de questions qui foisonnaient dans son esprit, le rendant malade. Pourquoi son père était-il amoureux d’une autre femme que sa mère ? Dans la tête du gamin, les changements et malheurs s’accumulaient, il ne comprenait pas…mais ouvrait les yeux sur d’autres choses. Au fond…avait-il réellement aimé sa mère Aoife ? Cette belle rousse avait tout pour plaire et lui avait donné un enfant, mais avait-il réellement voulu ça ? C’était comme s’il avait voulu se ranger pour faire bonne figure auprès de son Dieu tant estimé. S’il avait aimé il aurait été présent plus souvent. Il aurait été présent à sa naissance, chose qui n’avait pas été le cas. Non. Le travail n’excusait pas tout.

CHAPITRE 3 - « RESILIENCE »

Comment décrire cette sensation ? Il se sentait à la fois étranger sur un territoire inconnu, mais rejetait tout autant ces nouveaux proches qu’on lui offrait. Il n’en avait pas besoin. Le gamin ne faisait pas semblant, il était naturel et jouer aux hypocrites, ce n’était pas le genre de choses qu’il appréciait déjà à l’époque. Après tout il n’avait plus personne qu’il devait rendre fier, il ne vivait que pour lui. Ou plutôt il devait.

Ils se sont installés chez eux. Pas dans une nouvelle maison où tout le monde serait égal de l’autre. Non. C’était la facilité. Une chambre, proche de celle de la plus petite. Celle de Brighid était au bout du couloir près de la salle de bain. La configuration était assez simple et les règles étaient sous-entendues. Il prit le rythme des Fearghas. Au départ. La plupart du temps, il veillait tard pour écouter de la musique ou jouer aux jeux-vidéo, puis, vers ses 12 ans, à jouer de la guitare sur son ampli, le son électrique de cette dernière résonnant dans son casque. Première guitare, premiers émois de jeunesse.

Petit à petit, la mort de sa mère lui paraît plus lointaine, et il s’habitue à ne plus penser à elle tout le temps. Ce n’est pas pour autant que Ailinn devient le centre de toutes ses attentions et la remplace, bien au contraire. Il l’appelle même par son prénom, bien qu’elle tenta de l’inciter à l’appeler maman. Le jeune garçon n’était pas prêt, et pour cause, il ne l’aura jamais été. Elle ne lui prodiguait pas d’affection, sauf peut-être une caresse sur la tête lorsqu’il s’agissait de le récupérer au cours de boxe, histoire de ne pas faire trop mauvaise impression. Parce qu’ici à Chicago, et surtout dans leur quartier, les gens parlaient beaucoup. Lui s’en foutait pas mal, tant que ça ne le touchait pas personnellement…

Néanmoins, revoir son père revenir, c’était à chaque fois une remontée de souvenirs et d’émotions négatives. Mel avait toujours l’impression de faire tâche. D’autant qu’il était le « seul » garçon la plupart du temps. Alors il s’isolait et s’occupait, lorsqu’il n’était pas parti à l’extérieur rôder dans les quartiers voisins avec ses amis. Il devait avoir 13 ans lorsqu’il commença à devenir turbulent. Pas dans le sens hyperactif, plutôt dans le sens insolent, et particulièrement impulsif. Il réagissait au quart de tour, comme un enfant loup. Meallan eu des heures de retenue à profusion dès son entrée au collège, la mentalité n’était plus la même, et il était des plus jeunes dans l’établissement. Ce qui ne l’avait pas empêché de casser le nez d’un gamin d’un an son aîné parce qu’il s’était vanté d’avoir un père et pas lui. Le genre de sujet qu’il ne fallait pas aborder, encore moins en l’attaquant de front. Toujours à treize ans, après que les deux soeurs se soient faites embêter sur le chemin du retour de l’école, et Brighid refusant de refaire le chemin par réelle peur, Sean obligea son fils à aller chercher la petite. Brighid, elle, rentrait avec une de ses amies et sa mère, en voiture.

Cette même année 2010, Sean et Ailinn se fiancent…enchaînant sur le mariage en Été. Durant ce premier événement, Mel trouva sa petite soeur par alliance, Saoirse, en train de pleurer à chaudes larmes dans une pièce loin du chahut familial. Il ne comprenait pas pourquoi elle était dans cet état, il n’avait pas besoin de comprendre de toute façon : il la prit dans ses bras sans céder aux premiers mouvements de recul qu’elle avait émit. Une présence et rien d’autre. Il n’était pas doué avec les sentiments, la seule affection dont il se souvenait étant celle d’Aoife. Mais il ne pouvait pas la laisser comme ça…car lui, on l’avait abandonné. Mel ne voulait pas qu’elle subisse le même traitement de faveur.

CHAPITRE 4 - « REBELLION »

Les choses se compliquent davantage à cette période. 14 ans. L’autorité l’insupporte et ne jure que par son propre jugement. Bien que trouvant des compromis, la plupart du temps, il se laisse guider par son instinct et sa volonté propre. Avec une bande d’amis avec qui il partage sa passion pour la musique, et entre autre le Metal, ils finissent par commencer à jouer ensembles chez l’un d’eux, Peter, qui avait un garage assez grand pour les accueillir tous - et surtout tous leurs bébés à cordes et percussions. Tout avait commencé lorsque Meallan s’était mit à chanter sur une chanson de Chimaira « pour se marrer », sauf que les autres avaient trouvé sa voix vraiment bien travaillée. Cela faisait déjà quelques années qu’il chantait en secret dans un coin, loin de chez lui, n’en avait jamais vraiment parlé. Il poursuit également sa pratique de la boxe et commence à participer à des championnats. À ses 16 ans, il finit premier de sa catégorie à l’échelle de l’Illinois. Ceci rend son père fier de lui mais il n’en a que faire…il est, de toute façon, pas démonstratif et le sous-entend par quelques paroles tirées presque de force. Par contre, cet état de fait intéresse davantage les voyous du coin, qui tentent de s’en faire un bras armé.

Sauf qu’il préférait faire cavalier seul. Sauf en ce qui concernait la musique, évidemment. Il passait le plus clair de son temps en train de brailler dans un micro en jouant d’un doigté aiguisé sur un manche accordé qu’autre chose. Les notes scolaires ? Il était bon en tout sauf en biologie, ça le faisait chier de parler verdure, il préférait saigner la viande. Évidemment il se démarquait plus en arts et…en mathématiques. Étrange mais vrai, il brisait l’archétype même de l’artiste. Ou plutôt il le complétait avec l’aspect nerd.

Alors oui, il fréquentait des personnes plus âgées, sorties du cycle supérieur. À moins qu’elles n’y soient jamais entrées. Mais il se sentait beaucoup plus à sa place entouré de personnes matures. C’était évidemment des caïds, ils lui apprirent à voler et revendre sa camelote. Se cacher le visage et voler à l’arrachée, il a fait ça pendant quelques temps pour se faire un peu d’argent, et surtout…pouvoir l’utiliser à bon escient ensuite. Ceci lui procurait plus d’adrénaline qu’autre chose, et il ne s’était jusque là jamais fait prendre. Bon. En fait, si. Une seule fois, et on l’avait retrouvé au poste pour aller le chercher. Son alibi ? Un pari entre amis. Il plaida donc coupable et dû faire des travaux d’intérêt général même si la personne n’avait pas porté plainte contre lui (plus de peur que de mal). Il se prit une rouste mémorable, mais pas suffisante pour le faire changer d’avis sur la question. D’autant qu’il avait voulu voler ce collier pour pouvoir le revendre et acheter le cadeau d’anniversaire de Sersh.

Il avait donc 17 ans et elle avait prit sa défense alors qu’il se faisait engueuler (à juste titre, en soi, même si son intention avait été de revendre pour offrir). Évidemment, elle s’était faite clouer le bec très vite, mais elle était intervenue. C’est là qu’il sentit la nette différence entre Brighid et Saoirse. L’hypocrisie, l’ambition contre la sincérité et la pureté des sentiments. Ceci ne le rendit pas indifférent. Déjà que sa demi-soeur qui avait le même âge que lui lui tournait autour depuis une bonne année déjà…il se rappelle d’ailleurs de ce moment où elle était arrivée avec ses amies (ses moutons ?) le retrouver dans la cour de l’établissement qu’ils fréquentaient tous les deux. Elle avait sous-entendu que ce n’était pas son frère et qu’ils n’avaient pas le même sang et que tout était possible entre eux…ce qu’elle avait agrémenté d’un regard évocateur, partagé à son cortège. Mel lui avait répondu ce jour-là qu’elle pouvait toujours rêver pour qu’il la saute. Autant dire qu’elle n’avait pas apprécié et s’était tue dans la honte. Mais la rancoeur n’était jamais très loin.

En parlant de ça, pas de très grandes histoires d’amour de son côté. Il était tombé sur une fille, Jersey, qui était plus intéressée par le fait de se montrer qu’autre chose. C’est sûr que se rapprocher du leader du groupe Quake, bien qu’elle ait détesté le Death Metal, c’était une occasion en or de prendre de la popularité. Dommage pour elle. Il l’aura jeté comme elle l’avait traité : sans pitié.

CHAPITRE 5 - « SYMPHONY »

Son ascension musicale est d’ailleurs assez fulgurante. Ils remplissent des salles entières, certes pas énormes, mais pour des gamins de leur âge, ce n’était pas rien. Puis quelques festivals d’envergure alternative où ils faisaient la première partie de certains groupes déjà plus élevés. La plupart du temps il faisait le mur, guitare sur le dos. Il allait dans des coins peu fréquentables et il n’aurait jamais supporté qu’on lui tienne la main. D’ailleurs, qui diable l’aurait fait ?

Il a dix-huit ans lorsqu’il commence à éprouver de plus en plus d’attachement pour Saoirse, et ce n’est pas faute d’essayer de le cacher. Son regard parlait pour lui et sa façon de se préoccuper d’elle aussi. Un an plus tôt, il lui avait apprit à se débrouiller seule, ce qui lui permettait de rentrer désormais de son propre chef de l’école, sans l’aide de son demi-frère. Et en cette année 2015, il lui offre enfin son premier vrai cadeau d’anniversaire, qui lui avait sans aucun doute coûté beaucoup plus qu’une poignée de dollars. Une boîte à dessin en bois, des gravures ornant son coffret, et un mécanisme caché permettant de faire jouer une petite mélodie via la dite manivelle dissimulée. Brighid fut des plus jalouse, car elle, n’avait reçu que quelques babioles au sien. Cette dernière était de plus en plus agressive envers Saoirse, il l’avait d’ailleurs surprise en train de lui cracher des immondicités au visage alors que cette dernière était à peine rétablie de son poignet cassé. Ce jour là il intervint en lui demandant de s’expliquer, sauf qu’elle devint étrangement mielleuse à son contact. Ça s’arrêta là…pour l’instant.

Il avait eu son diplôme de fin de cycle sans réel problèmes et s’était inscrit en faculté de sciences informatiques, allant à l’encontre de la volonté de Sean qui avait désiré le remettre dans le droit chemin en lui faisant faire son service militaire. Meallan était d’autant plus réfractaire qu’il ne supportait plus de voir son père. Sa simple présence l’empêchait de réfléchir convenablement, de se poser, d’être lui même…tout simplement. Alors il s’enfermait dans sa chambre et sautait les dîners, se contentant de descendre son pack de Guinness caché dans un coin de son armoire à vêtements. Ou de fumer à la fenêtre en douce, ces paquets de clopes étant devenus des trophées qu’il gagnait à force de voler pour certains caïds de son quartier. Mel n’avait pas l’ambition d’en devenir un, loin de là même. Ce qu’il voulait c’était vibrer à travers la musique. Bien que de nouvelles émotions se soient imposées à lui, comme l’amour. Il s’agissait plus d’un béguin qu’autre chose au départ, il est vrai. Sauf que ça le rendait plus fort qu’il ne l’avait jamais été.

En 2016, à ses 19 ans, Quake a enfin droit à des critiques dans des magasines spécialisés et des sites web du genre. Ils enregistrent à l’arrache, au fil des compositions que leur offre Meallan. Car au delà des quelques reprises qu’ils faisaient, il s’agissait de pures inventions, arrangées avec tous les membres du groupe évidemment. Cette année-là, il surprend un visage familier en fin de concert, lorsque les lumières reviennent éclairer la salle. Saoirse, ici, alors qu’elle devait être en train de dormir dans son lit, chez eux, loin de tout ça. Là, une certaine peur le prit. Une peur qui se traduisit par de la colère. Ce coin de Chicago était aussi mal famé que certains coins d’Harlem à New-York. Il voulait la protéger et rien d’autre. Et il l’aimait profondément, c’était un fait avéré. Elle qui fut la seule à le voir et l’accepter comme il était, sans avoir à lui demander de changer ou de se justifier de certains de ses actes. Elle le comprenait, le soutenait. La réciprocité était vraie.

Ils s’arrangèrent pour qu’elle puisse venir à ses concerts de temps en temps, pas trois fois par semaines comme il avait l’habitude de jouer. Vingt ans, elle en a quatorze. Lors d’un interlude, elle grimpe sur scène et ils s’embrassent pour la première fois. Scellant la symétrie de leur sentiment.

CHAPITRE 6 - « HOPE & FEAR »

Espoir. C’est le mot. Ou bien bonheur, délectation, idylle…elle l’inspirait tellement qu’il en perdait souvent son verbiage.

Ils parviennent à cacher leur relation et il faut dire qu’ils sont des plus excités lorsqu’il s’agit de jouer les faux-semblants à ce niveau-là. Sauf que la veille attentive de Brigid n’était pas à prendre à la légère…et c’est sans doute l’erreur qu’ils firent. Ou plutôt qu’il fit lui. Après tout, c’était son rôle, de la protéger. Et il avait faillit. Cela dura bien trois ans avant qu’ils ne se fassent prendre. Bien que le problème posé soit des plus graves : il avait été accusé - à tord - d’attouchement sexuel sur Sersh, et même plus encore. Brighid était l’émettrice de cette infamie…et ça leur avait éclaté en pleine figure, sans qu’ils ne s’attendent à un tel retour de situation. Il avait 23 ans lorsque le drame se produisit, quelques semaines plus tôt il avait même accompagné Sersh à son bal de promotion. Il avait acheté un pendentif dans lequel il avait enfermé ses plus beaux trésors…deux rubis marquises de 0,75 carats. Et n’avait pas pu le lui offrir.

Après tout…n’était-ce pas lui le monstre que l’on pointait du doigt depuis toutes ces années ?

Meallan n’en fut conscient que lorsque son père rentra en trombe alors qu’ils avaient fini le dîner avec les filles. La première réaction de Mel fut de se demander ce qu’il faisait là, car il était sensé être en mission. Puis il avait croisé le regard de Brighid et il comprit. Ailinn avait commencé les offenses envers Sersh alors qu’elle avait gardé ça depuis la veille au soir. L’aînée des soeurs se mit à pleurnicher lorsque le père commença à hausser le ton contre Sersh afin d’appuyer les propos de sa femme qui l’avait réprimandée du fait de son « silence » par rapport à ce qui s’était passé. Que c’était grave. Grave ? Ils n’avaient pas le même sang et étaient consentants. C’est d’ailleurs ce qu’il leur aura dit, sauf que la parole et les pleurs de Brighid valaient mille arguments de sa part.

Les quatre vérités partirent, il prit la défense de celle qu’il aimait. Le jeune adulte qu’il était n’avait certainement pas de répit à dire ce qu’il pensait, surtout venant d’un homme qui, en soi, ne le connaissait même pas. Après tout il avait apprit il y a à peine quelques mois qu’il était à la tête d’un groupe de musique, qu’il avait déjà un nom dans le domaine. Sean vivait dans un autre monde que le sien et ce n’était pas faute d’avoir essayé de l’accepter. L’adrénaline monta et la violence des propos de Sean firent déborder le vase. Le père et le fils se battirent à mains nues, Mel se fit défoncer l’arcade sourcilière et fracturer le radius droit, sauf que son père, lui, prit beaucoup plus cher. La seule personne qui s’interposa lorsqu’il s’était saisi d’un couteau de cuisine pour lui asséner un coup qui aurait pu être mortel, ce fut elle.

Elle l’avait agrippé tandis que leur mère était tétanisée par la peur. Brighid, elle, ne s’était jamais imaginée que cela irait aussi loin. Elle qui voulait simplement faire de l’ombre à sa soeur pour enfin devenir la convoitise de l’irlandais qui ne l’avait jamais regardée comme elle l’aurait voulu. Sa jalousie avait gangrené la famille - s’il en y avait déjà eu une un jour. Il avait lâché l’arme blanche, avait disparu dans sa chambre sous les beuglements de Sean, qui le rejetait expressément, ne désirant plus le voir vivre ici.

« Tu n’es plus mon fils [...] », lui avait-il crié, le nez et les côtes brisées dans le hall d’entrée. « Disparais. »

Encore bousculé par ses émotions négatives, par cette rage qui ne voulait pas redescendre, il prit quelques affaires qu’il considéra comme importantes et disparut dans la nuit. Où allait-il ? Lui seul le savait.

CHAPITRE 7 - « DECADENCE »

(Ça fait beaucoup, hein ? Moi aussi je suis surprise...vraiment désolée pour autant de lecture ><)



Dernière édition par Meallan Gallagher le Mar 2 Juin - 4:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Meallan Gallagher (UC) Lun 1 Juin - 13:17

Oh, un pouvoir super intéressant !

Bienvenue ici, j'espère que tu te plairas parmi nous

Bonne chance pour la fin de ta fiche =)
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MessageSujet: Re: Meallan Gallagher (UC) Lun 1 Juin - 17:56

Merci beaucoup Emily ! Je n'en doute pas une seule seconde :)

D'ailleurs en passant, du courage à vos membres qui passent leurs examens, j'ai cru comprendre qu'il y en avait quelques uns dans ce cas-là ^^
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MessageSujet: Re: Meallan Gallagher (UC) Lun 1 Juin - 21:31

Bienvenue Mo Ruin... :)
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MessageSujet: Re: Meallan Gallagher (UC) Lun 1 Juin - 21:34

Tu es faible d'avoir cédé, Blathnat :P Merci.
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