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Everything from across. ♕ Svetlana.

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Études/Métier : Étudiant. Fidèle observateur de la psychologie humaine et des droits. Barman.
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MessageSujet: Everything from across. ♕ Svetlana. Jeu 9 Avr - 18:44


♕ Everything from across.
❝ La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique. ❞

Le souffle est embrumé, saccadé, sifflant. Il peine à respirer. Mais, l'oxygène se faufile, la poitrine se soulève. Il doit garder son calme, rester silencieux. Pourtant, c'est douloureux, éprouvant physiquement. Il grogne et s'agrippe au mur. Il peine à respirer et tente vainement d'inspirer. Respire. Aspire. Inspire. Son coeur tambourine, ardent, impétueux. Incapable de se tenir à l'écart, il a voulu tenter le coup. Le coup de trop, semble-t-il. Caleb, à force de t'approcher du feu, tu te brûleras. L'enfer n'attend que toi. Les pensées affluent avec l'acharnement du désespoir, guidant ton parcours. Agilement, il saute. La prise lui brûle la peau. Marque carmin sur les doigts, il ignore ce fait. Il abandonne la sensation cuisante. Tente de la délaisser, c'est désagréable de souffrir, n'est-ce pas ? Mais, c'est pour la bonne cause qu'il le fait. Alors, il subit et attend. Le Téméraire guette. Il attend que l'ombre apparaisse. Pourtant, mieux vaudrait qu'il délaisse sa chasse et retourne sur la terre ferme. S'abaisser, se mettre en sécurité, il hésite un instant. Une seconde, tout juste.

" — L'enflure..." Le mot se dérobe à la règle du silence. Il a mal jaugé et ça va mal finir. Crétin. Il n'est qu'un crétin, incapable de réussir à terminer sa propre mission en bonne et due forme. Fuir et disparaitre ou rester et mourir. La fougue de la jeunesse prend le dessus et il saute. Il s'enflamme. Le coup part et il hurle. Pour la forme, car la peur tenaille ses entrailles malgré les apparences. Ses iris sont noircis par la colère. Ils osent sortir une arme en pleine rue. " — Espèce de..." Le pauvre n'a rien vu venir, bien placé, sous la mâchoire, l'homme n'a point attendu son reste. Gémissement de douleur et insultes enfiévrées coulent de ses lippes, se retenant de hurler sa fureur. L'Impulsif se redresse, s'empresse de se remettre à la poursuite. C'est idiot de continuer, pourtant l'adrénaline le pousse en avant. La passion appelle cette âme à faire étinceler le justicier en herbe qu'il est.

Pourtant, le scélérat lui file entre les doigts. La fin justifie les moyens se dit-il, tandis que groggy, le brun se mit en quête du criminel.

♕ ♕ ♕


" — Borde de... " Sous ses yeux, s'étalait ce qui ressemblait un échange. Non, cela ne ressemblait point, mais en était bel et bien un. Devant quelle foutue connerie avait-il encore atterri ? Le pas feutré, les oreilles aux aguets, ses prunelles mordorées scrutaient avec une attention particulière la scène. La vermine avait donc bel et bien, une transaction. Soufflant distraitement, ses informations s'avéraient véridiques pour son plus grand plaisir. Avoir fouiné et traité avec des individus plutôt louche, lui avait permis d'accéder à cet homme armé. Pour plus de précision, Caleb se remémora ce qu'il avait lu. Rien n'allait lui être d'une grande aide, c'était un calibre au-dessus de ses moyens. Pourtant, une image récente des informations revint hanter ses souvenirs et ses poings se serrèrent d'instinct. Vérifiant son attirail, sa capuche sur ses mèches sombres et son masque argenté, Caleb se faufila comme une ombre dans le hangar. Un coup d'œil pour ce qui lui servait d'armes et il bondit. Prédateur audacieux. Justicier irréfléchi. Jeune écervelé qu'il était, une pulsion folle le poussait à réagir maintenant. Le juvénile fauve glissa derrière, couteaux japonais en main. Les armes courbées trouvèrent refuge au niveau des hanches et il décida d'ouvrir enfin la bouche.

" — Tu ne devrais pas bouger..." Relevant la tête, son regard effleura celui de la deuxième personne présente. L'étudiant, un instant, ses lèvres esquivèrent un rictus mauvais. " — Ton client ne semble pas avoir fait assez attention. Ce n'est pas faute d'avoir essayé pourtant ! " Appuyant davantage ses lames sur les côtes, ses iris ne marquaient aucun doute sur son prochain geste si l'homme tentait de se dégager à nouveau.

" — Ne devriez-vous pas poursuivre votre traquenard ? Quoi que... Je vous serais reconnaissant d'arrêter vos magouilles. J'ai déjà appelé la police, vous savez, il serait dommage d'en rajouter sur ta liste." S'adressant surtout à l'homme sous sa coupe, il évita de justesse un coup en roulant au sol et protesta violemment au sol. Lasse de devoir se remettre à courir, il attendit finalement que la femme réagisse. Où que l'homme opte pour définitivement lui faire sa fête. " — Tu sais, ton client n'est franchement pas recommandable et... Civilisé qui plus est ! " Légèreté et humour, Caleb creusait sa propre tombe et s'en moquait.

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MessageSujet: Re: Everything from across. ♕ Svetlana. Sam 11 Avr - 14:09


Svetlana feat Caleb
⎯⎯⎯

À l’heure où les citoyens lambda se posent tranquillement devant leur télévision, et s’apprêtent à regarder un téléfilm ou une émission. Une jeune femme sort de la chaleur de son logis, pour se fondre dans la pénombre de la ville.

Après une journée à arpenter la ville entière de long en large, à de multiples reprises. Tel un rat dans un labyrinthe, qui ne disposerait d’aucune sortie. Les voix qu’elle entendait dans sa tête à chaque fois qu’elle était en présence qu’une autre personne, et qu’elle avait dû supporte toute la journée, avaient disparut. Le silence de cette soirée lui fit un bien fou. Une grande bouchée d’air frais, même polluée par la circulation de la journée, ne pouvait lui être que bénéfique. Prenant bien soin de ne passer que par de petites ruelles isolées et sans âmes qui vivent, seul le bruit de ses talons hauts se faisait entendre au rythme de ses foulées.

Son odorat lui fit rapidement prendre conscience qu’elle ne tarderait à arriver à son point de rendez-vous. Une odeur lourde, qui enrobe, jusqu’à donner l’impression t’étouffer. Elle ralentit la cadence de ses pas, pour se laisser le temps de s’habituer à cette odeur qui, à chaque fois, manque de peu de lui faire perdre connaissance.

Arrivée à l’angle d’un entrepôt, elle tourna à gauche. Son rendez-vous et elle arrivèrent en même temps. Elle a pied, l’autre en voiture, avec les phares qui l’éblouir aussitôt. C’était une habitude de la part de cet individu. Elle ne sait pas vraiment ce qu’il cherche à faire passer comment message. Mais à chaque fois, il met un point d’honneur à signaler leur présence, à quiconque passerait par là.

- Je vous ai prévenu la dernière fois. La prochaine fois que vous m’éblouissez avec vos feux, j’appelle la police. Je me ferais un plaisir de raconter en détail ce que vous faites, mais aussi pour qui. Je ne suis pas vraiment sûr que cela plaise à votre patron. Vous serez d’ailleurs mort avant d’arriver au poste de police. Et il faudra bien sûr qu’il trouve une autre personne, qui accepte de travailler avec des idiots dans votre genre, pour blanchir ses précieux billets.

Des menaces sincères et réelles, qui eut l’effet escompter. Même si elle n’aurait jamais dénoncé le grand homme d’affaires qui se cache derrière cette imbécile. L’imbécile en question, lui par contre, en aurait eu  pour son grade. Il faut savoir se faire respecter dans ce milieu, surtout si on est une jeune femme. C’est pourquoi elle se serait tournée vers un des flics ripoux qu’elle connaît, et qui aurait transmis le message au patron.

Car, si elle commence à dénoncer ses clients, pour un oui et pour un non, elle peut déjà commencer à creuser sa propre tombe. Dans un bel endroit de préférence.

Arrivant à sa hauteur, les voix reprirent de plus belle dans sa tête. Le calme n’aura pas duré assez longtemps à son goût. Elle avait fini par comprendre que ce qu’elle entendait à chaque approche d’un être humain, était ses pensées. Mais elle n’arrivait pas à les entendre clairement, surtout si plusieurs personnes l’entouraient. À ce moment-là, elle croyait perdre la tête.

En traînant les pieds, pour bien faire comprendre qu’il n’appréciait guère d’être menacé, il éteignit les phares de la voiture. Tous deux se rapprochèrent l’un de l’autre en direction du coffre. Le chauffeur qui, jusqu’à présent n’avait pas bougé de son siège l’ouvrit, puis se mit en retrait.

- Comme convenu, indiqua l’idiot d’un signe de main.

Svetlana allait vérifier son contenu quand un individu entra dans la partie. Le chauffeur se précipita sur l’intrus, le manquant de peu, celui-ci se retrouva à terre, à la merci des deux hommes. Réfléchissant à la situation d’une rapidité certaine, elle agit en conséquence.

- Partez, filez !! Cria-t-elle aux deux hommes.

- Non, ont l’abat, et ont aura plus qu’à le jeter à la mer, avant de finir ce qu’on vient de commencer.


Folle de rage, par la stupidité des paroles prononcées, elle s’approcha du crétin, son visage désormais plus qu’à quelques centimètres du sien. Une rage l’envahit quand les pensées des hommes se bousculèrent dans sa tête. Qui aurait pu croire qu’ils seraient capables d’une telle réflexion.

- Vous allez partir immédiatement, sans violence, en précisent à votre patron que vous n’êtes qu’une bande d’incapables, qui se laisse filer par un gamin, lui tourna-t-elle elle-même la tête en direction du jeune homme.

Sans un mot de plus de la part de quiconque, ils ouvrirent les portières, mais avant de s’y engouffrer, Svetlana rajouta une chose.

- Je ne veux plus de vous comme intermédiaire. J’espère que je me suis bien faites comprendre. Car je ne traiterais plus jamais avec vous, insista-t-elle sur chaque mot de son ultime phrase.

Son sang bouillonnait dans ses veines, tel un volcan, elle était sur le point d’entrer en éruption, et cela serait probablement volcanique. Regardant la voiture s’éloigner, elle se mit à prier un dieu en qui elle ne croyait pas, espérant de toutes ses forces ne jamais devoir recroiser ses crétins.

Se retournant pour regarder le jeune homme dans les yeux, elle se calma progressivement. Juste un peu avant de s’apercevoir à qui elle avait à faire. Un justicier, elle en avait horreur. Tous autant qu’ils en sont, lui tapent sur le système. Son sang tout juste remis de l’incident, commença à frémir de nouveau.

- La police … quelle drôle d’idée. Ce n’est pas comme si cela était d’une minuscule originalité en plus. S’adressa Svetlana au jeune homme, en agrémentant ses paroles de gestes.

- Si cela ne te dérange pas trop, je vais y aller à mon tour, à toi de voir si tu veux rester les accueillir.



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MessageSujet: Re: Everything from across. ♕ Svetlana. Lun 13 Avr - 21:49


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❝ La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique. ❞


♕ ♕ ♕


Le sarcasme brûlait son âme.
Ses lèvres se plissèrent indubitablement de raillerie, offrant mépris et dérision à la femme. Le sobriquet dont il eut été pourvu, étira une grimace lourde de sens. Le Malicieux aurait pu persister sur la voix humoristique et divertir un public à l'humour aussi inexistant qu'ennuyeux, pour bafouer ces gens aux principes dépravés et honteux à ses yeux. Les lippes pinçaient, la balance n'était point en sa faveur et ses idées suicidaires ne semblèrent plus pouvoir faire, l'affaire. Autant dire, que les mots qu'il entendit, s'ancrèrent et firent apparaître un rictus mystifié par deux prunelles blasées.

Ainsi, ces hommes ne lui serviraient plus à rien. Quoi que, si la chance avait enfin l'amabilité de changer de camp, le Masqué lui serait reconnaissant. Soupirant de lassitude, ne cherchant point à être discret et rassuré pour son compte. Après tout, il allait vivre. N'était-ce pas génial ? Néanmoins, ce n'était point la reconnaissance qui étreignait son cœur. Seule la rancœur et l'envie de hurler pour passer ses nerfs, entravaient ses pensées. Il les détestait. Sincèrement, il considérait ses hommes, ses femmes, comme une offense à la vie, à la justice, à la sécurité d'autrui. Comment pouvait-on, consciemment, œuvrer pour des causes douteuses que malhonnêtes ? Certes, lui-même n'était en aucun cas un exemple de droiture. Caleb ne pouvait se considérer comme un exemple, il le savait et sa conscience lui criait parfois que, ses travers lui reviendraient un jour en pleine tête. Mais, jamais il n'aurait maltraité quiconque ou encore, décidé de se moquer des forces de l'ordre.

Patiemment, sa poitrine reprit un rythme régulier à l'image du véhicule s'éloignant. C'était finalement une bonne chose pour lui, bien qu'il regretterait d'avoir perdu la trace d'un enfoiré de première qui ne méritait nulle clémence, si ce n'est celle d'avoir les poignets menottés et le visage derrière des barreaux solides. Époussetant ses vêtements, le justicier se releva avec l'indifférence d'un homme soulagé de se savoir en vie et en forme. Fixant ses iris mordorés sur la femme, il ricana avec mauvaise foi, s'adressant avec l'ironie de la méchanceté.

" — L'originalité, dis-tu ? Dois-je rire ? ... " Croisant les bras, Caleb poursuivit, gardant son sourire mauvais dessiné sur son visage. " — Tu te penses sans doute plus authentique en blanchissant de l'argent, offrant tes services à des fanfarons sans cervelle, incapable de discerner le gamin qui les a suivis ? Et bien, excuse moi de te décevoir, mais niveau... Originalité, authenticité, cette situation est tout, sauf singulière. "

Sa tirade terminée, l'air de rien, il se dirigea vers la brune tel un enfant s'amusant de la situation. Et, si ce qu'il renvoyait était immature, son esprit était à dix-lieux de la réalité. Cette femme, n'était sans doute pas la plus... Mauvaises des personnes et s'il pouvait attraper des informations au passage, il laisserait couler. Elle l'intéressait uniquement parce qu'elle semblait avoir des gros clients, dont celui qu'il voulait faire couler. Avec désinvolture, ses armes rangées, mais malgré tout, sur ses gardes, il posa une de ses mains sur l'épaule de son interlocutrice avec pour intention de la retenir. Du moins, là était son but. À peine eut-il effleuré cette dernière, que son cerveau subit un choc, le faisant tressaillir et il retint difficilement un cri. La douleur avait été directe et surprenante. Tel un électrochoc, le contact lui avait retourné l'esprit.

" — Non d'un chien ! C'est quoi ce bordel ?! Mais, t'es qui ? " Débitant rapidement ses paroles avec toute la hargne dont il était capable, il fusillait furieusement du regard. Certes, elle n'y était pour rien, mais le brun se serait bien passé des images, bien étranges, soit dit en passant, qu'il avait aperçu. Le plus déconcertant, c'était le bruit. Des sons. Il en avait perçu et c'était bien la première fois qu'il distinguait aussi facilement ces derniers. Généralement et malheureusement, Caleb n'était assailli que par des semblants de souvenirs. Du moins, c'était ce qu'il appréciait de croire. Et, plutôt que de se considérer comme un fou, tout juste bon à être enfermé, il se plaisait à penser que... Ce qu'il voyait dans ce brouillard épais, n'était point le fruit que de son imagination très fertile depuis peu...

Soufflant pour reprendre contenance, il scruta avec attention avant de s'excuser platement dans un méli-mélo de mots difficilement discernables. Certes, elle n'y était pour rien, mais le brun se serait bien passé des images, bien étranges, soit dit-en passant, qu'il avait aperçu. Pourtant, cela n'empêcha pas sa curiosité de revenir à la charge, malgré la migraine naissante et l'élancement dans son esprit. Presque un déchirement, il souffrait en silence.

" — Je n'aurais pas dû réagir ainsi. L'as-tu entendu toi aussi ? " Demanda-t-il, quelque peu embarrassé, espérant secrètement qu'elle ait, tout comme lui, entendu ses voix et aperçus les fragments de souvenirs, lorsqu'il l'avait touché. C'était sans doute peine perdue, mais il ne perdait rien à demander avec sa question idiote. " — Peu importe finalement. Je ne te retiendrais pas longtemps. Car... Tout comme toi, il semblerait que nous ne puissions communiquer. Je hais foncièrement les gens comme... Eux. "

Sérieusement, démontrant que derrière son attitude effrontée, se démarquait bel et bien un homme se souciant de la justice, il voulut vérifier si elle était prédisposée à l'écouter davantage. " Tu auras beau dire que c'est un beau cliché de vouloir faire peur en désignant la police dans une telle conversation, mais les faits sont là. Je connais ton visage. Ce n'est pas encore ton cas. Et, je sais pour qui ces hommes travaillent et ce sont tes clients. J'aimerais qu'on discute, ensemble. Je n'ai aucun intérêt à... vouloir que tu te fasses attraper. Sincèrement. Il n'y a que Lui. Acceptes-tu de m'aider ? En contrepartie, j'accepterai, bien évidemment, ce que tu veux." La fin de sa phrase avait été prononcée à contre-coeur, mais il n'avait point le choix.


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MessageSujet: Re: Everything from across. ♕ Svetlana. Mar 14 Avr - 15:47


Svetlana feat Caleb
⎯⎯⎯

Les paroles que prononçait le jeune homme la firent frémir. Loin de se laisser rabrouer sans rien dire, elle ne perdit pas une minute pour lui faire connaitre le fond de sa pensée.

- La singularité ne se trouve pas dans l’extravagance, ou l’opulence, mais dans de petits détails. Sache, gamin, que ton accoutrement d’homme en noir, surplomber d’un masque ridicule ne fait pas de toi un homme singulier. Juste un boutonneux incapable de trouver sa place.

Le geste du gosse ne fut pas du tout au goût de la brune, qui fit un bond en arrière, au même moment où celui-ci en fit de même. Mais leur réaction mutuelle n’avait pas vraiment l’air d’être pour la même raison. Ses propos suivant ne firent que lui confirmer sa première impression.

- Et toi qui es-tu ? Ce n’est pas moi qui me cache derrière un masque ridicule.

Après le départ des deux intermédiaires, les voix qui résonnaient dans sa tête se sont allégées. Mais bien moins qu’elle l’espérait. Étrangement, plus d’une seule voix se fessait encore entendre. Pourtant elle n’était en présence que d’un seul individu. Ce pourrait-il qu’ils ne soient pas seuls ? Sur ses gardes elle scruta les alentour, se retournant sur elle-même. Se pourrait-il que les flics soient déjà sur place ? Cela ne semblait pourtant pas le cas. Revérifiant une dernière fois, elle se focalisa donc sur l’unique personne qui se trouvait en sa présence. LE GAMIN.

- J’entends des choses… des choses qui ne sont pas habituelles.

Comment une personne peut avoir une large palette de voix, si différentes les unes des autres. C’était la première fois que Svetlana se retrouvait dans une telle situation, et cela avait le don de l’intriguer.

Sans vraiment vouloir une réponse, ni s’y intéresser, et plus par automatisme elle rétorqua.

- Mais de qui parles-tu ?

Décidément ce jeune homme ne ressemblait en rien aux personnes qu’elle avait côtoyées jusqu’à présent. Il était si vague, changeant, et par-dessus tout, emmerdant. Le sang de la brune bouillonnait à chaque fois que le gamin ouvrait la bouche. Et quand elle était sur le point de retrouver un semblant de calme il revenait à la charge, plus fringant que jamais.  

- Tes paroles ne me font ressentir que de l’ennui. Si tu espères me faire une quelconque peur, tu as encore du chemin à faire, gamin.

Fessant une pause. Ses joues rougirent, son pouls s’accéléra. Elle qui n’était pas du genre violente, ne savait pas si répondrais longtemps de ses actes, vu l’état des lequel il la mettait.

- Qui est cet homme qui veut m’attraper ? Et pour qu’elle raison je voudrais te venir en aide ?

Des menaces lancées en l’air par un adolescent tout juste sorti de la puberté, ne pourraient en aucun cas lui faire couler une seule goute de sueur. En revanche, cela, comme c’est le cas, a le don de l’énerver.

- … Et dans le cas où je l’envisagerais, quelle contrepartie, un gosse comme toi, pourrait bien  dénicher qui me satisferait.

Sans s’attendre à des miracles de sa part. En réponse, son air agacé se devinait facilement sur les traits harmonieux de son visage.

Sur ses mots, elle repensa aux forces de l’ordre qui devaient arriver sous peu. Regardant sa montre, elle trouva soudain, que le temps écoulé était bien plus long qu’ils leur en auraient fallu. Pas de signe de policiers à l’horizon, ni gyrophare, ni menottes aux poignets. Une idée lui vint à l’esprit, de celles qui la mit en colère immédiatement.

- Ne me dit pas que tu bluffais au sujet des flics …

Le regardant droit dans les yeux elle poursuivit.

- Tu n’as pas appelé la police … tu m’as fait perdre une affaire pour rien.

Poussant un cri de colère, elle frappa du pied le sol de toutes ses forces. Pour elle, la coupe était pleine. Svetlana lui tourna le dos, prête à lui fausser compagnie.


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MessageSujet: Re: Everything from across. ♕ Svetlana. Mer 6 Mai - 19:45


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♕ ♕ ♕


La colère embrasait ses prunelles. Le feu dévorant son âme entravait ses entrailles, tandis que ses lippes se plissaient dangereusement dans un sourire carnassier. Le gamin aspirait à hurler son désaccord. L'Impudent était consumé doucereusement, avec l'ardeur de la jeunesse. Calciné par ses émotions, il souhaitait purifier les paroles que ses tympans captés. Grinçant des dents, son cœur grésillait lourdement, s'échauffant de représailles, qu'alimenté l'imagination fertile de l'homme lunatique et ardent qu'il démontrait être. Être considéré comme adolescent ne lui plaisait guère et, d'autant plus avec la description, peu avenante réalisée par la criminelle.

" — Excuse le gamin que je suis. Nous ne pouvons tous avoir la singularité d'une dame dans... ton genre. " Ravalant bien difficilement les déclarations sarcastiques lui brûlant les lèvres, le Masqué s'amusa à mimer le geste d'un homme courbant l'échine et s'inclinant, faussement respectueusement. Marquant ainsi tout l'intérêt qu'il portait à la singularité d'un fait ou autre. Toute ironie à part, son cerveau fonctionnait avec effervescence, cherchant à démêler le flot d'informations dont il venait de s'imprégner.

" — Il semblerait que tu ne sois pas très... Costume et masque. C'est fort dommage, les déguisements, bien que souvent et, malheureusement, ridicule, nous offre le luxe de la sécurité. Pour nous. Ainsi, que pour nos proches. " Lourdes de sens comme paroles, Caleb démontrait que, peu importe s'il devait passer pour un lâche affublé tel un bouffon, ce qu'il n'était pas, selon lui. Il œuvrait pour la justice et la sécurité des siens. Néanmoins, ses émotions se troublèrent un instant et s'agrippèrent aux dernières paroles. Ses prunelles s'étonnèrent et un sourcil s'arqua significativement. Elle entendait des choses. Devait-il percevoir un brin de familiarité dans cet aveu ou était-ce simplement un hasard qu'elle ait énoncé une réponse ainsi... Sans se départir d'un rictus sarcastique, il balaya des mains, dans un geste démontrant que l'identité de l'homme dont il parlait, n'avait point d'importance.

" — Si nous devons nous arrêtons à l'âge de chacun, nous risquons de nous restreindre, tu ne crois pas ? " Quelques mots qu'il souffla avec flegme, tandis qu'il soufflait distraitement trouvant les propos véritablement fermés. C'était à ses yeux un manque de logique de s'arrêter à la jeunesse. Croisant les bras, il se pinça l'arête du nez, se retenant bien difficilement de rire en se mordant la lèvre inférieure. Il avait effectivement évoqué la police, mais cela n'allait pas au-delà de la simple allusion et l'Observateur devait bien avouer qu'il avait plutôt bien réussi son coup.

" — Hmmmmm... " Fit-il, semblant réfléchir, une moue étrangement puérile sur le visage. " — La police, c'est peut-être... Perdu en cours de route ? ... " Tenta-t-il, l'air de rien, offrant l'innocence comme seule expression. N'était-il pas bon acteur ? Mon dieu, qu'il avait envie de rire au nez de la jeune femme, mais il savait que cela ne jouerait pas en sa faveur et le justicier préféra ne rien ajouter. La suivant des yeux, il plissa les siens, grommelant quelques mots sur le fait que les vieux n'avaient plus aucun humour de nos jours.

" — Je n'ai toujours pas répondu à ta précédente question et je pense que... pour la première fois en cette merveilleuse soirée, elle pourrait t'intéresser. À condition que tu acceptes de mettre de côté ma chance d'être encore jeune." Sachant pertinemment qu'il avait davantage de chance de se manger un vent que d'être écouté, il poursuivit l'air de rien. " — Rencontrons-nous à visage découvert. J'ai besoin de ton aide et quoi que tu puisses en penser, la certitude que je puisse t'être utile est bel et bien réelle. Si tu acceptes, tu comprendras que le gamin sous tes yeux porte un nom et est sérieux. "

Jetant un dernier coup d'œil dans la direction de la jeune femme, un fin sourire se dessina sur ses lèvres, tandis que ses mains retournaient dans ses poches. " — Je trouverais un moyen de te contacter. Avec un visage, on retrouve facilement l'identité de quelqu'un. Surtout quand on sait à qui demander et où chercher." C'était le dernier indice qu'il fournirait à cette criminelle, prouvant qu'il n'était point qu'un adolescent boutonneux, rentrant dans le tas pour en démordre avec ses poings. Sans ajouter un mot, écoutant l'écho des pas sur le bitume, Caleb tourna les talons, s'éclipsant tel une ombre dans les profondeurs de la ville, flirtant avec le vide pour parcourir les sommets des buildings comme il savait si bien le faire.


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